
Faut-il un singulier ou un pluriel ? De manière générale avec sans, celui-ci indiquant l’absence, la logique voudrait que le nom qui suit soit au singulier.
Il l’est lorsqu’il désigne une réalité abstraite ou lorsqu’il renvoie nécessairement à un seul élément.
➡️ Il est sans mérite.
➡️ Son appel est resté sans réponse.
Mais le pluriel est tout aussi fréquent, par exemple lorsque le nom renvoie nécessairement à plusieurs éléments.
➡️ Un jardin sans fleurs
➡️ Une robe sans manches
Pour le cas de sans histoire(s), lorsque que l’on parle d’une vie, d’un match, d’une course, d’un voyage, etc. sans histoire(s) pour signifier « sans événement(s) saillant(s), sans rien d’exceptionnel, sans difficulté(s), sans rien de fâcheux », il peut y avoir plusieurs événements saillants ou un seul. On utilisera donc indifféremment le pluriel ou le singulier.
Exemples similaires :
➡️ Un voyageur sans bagage(s)
➡️ Un couple sans enfant(s)
➡️ Avancer une thèse sans preuve(s)
🚨 Il faut être précautionneux lorsqu’il s’agit d’un homme ou d’une femme : s’il (ou elle) est sans histoire, cela signifie « sans passé, sans mémoire ». Le pluriel sans histoires signifie ici « qui n’a jamais eu affaire à la justice, qui ne cause pas de problèmes ».
