L’adverbe composé peu importe et la locution qu’importe s’accordent généralement, « surtout quand le verbe n’est pas au présent », dit Girodet ; pour Dournon, l’accord est même obligatoire dans ce cas. L’invariabilité est toutefois acceptée.
➡️ Peu m’importe(nt) vos jérémiades.
➡️ Qu’importe(nt) ses menaces.
N’importe est invariable (= « Comme il n’importe »)
➡️ N’importe quels/quelles
Soit (avec le sens de « supposons, étant donné » dans l’exposé d’un problème) est devenu un présentatif impersonnel analogue à la conjonction et est donc invariable.
➡️ Soit deux triangles opposés par le sommet.
💡 On peut parfois trouver le pluriel, forme devenue désuète.
Reste, placé en tête de proposition, s’accorde généralement avec le sujet qui suit. L’invariabilité est acceptée car on peut traiter reste comme une locution figée ou un impersonnel avec ellipse de il.
➡️ Reste(nt) les animaux à fourrure.
PEU IMPORTE, QU’IMPORTE, N’IMPORTE, SOIT ET RESTE S’ACCORDENT-ILS ?
