« Dédier » n’est pas « consacrer » !

« Dédier » n’est pas « consacrer » !

Dédier

Le verbe dédier peut avoir deux acceptions :

1️⃣ Consacrer un objet au culte (domaine religieux, cultuel et rituel).
L’idée dominante est celle de service demandé et/ou offert, et dépassant le niveau ordinaire de la vie. (TLFi)
➡️ Dédier une église, une chapelle, un autel.

2️⃣ Offrir quelque chose en hommage.
L’idée dominante est celle de l’honneur rendu. (TLFi)
Le complément indirect indique ordinairement le dédicataire.
➡️ Dédier sa thèse à sa femme.
➡️ Dédier une rue à un personnage historique.

Certains emplois récents de dédié sont en fait des emprunts sémantiques, sous l’influence de l’anglais dedicated. On évitera d’en faire un synonyme de consacré, réservé, affecté, destiné, dévoué, voué.
Des sommes dédiées à un projetconsacrées à un projet
Un salon dédié aux professionnels de la ventepour les professionnels de la vente

💡Le Grand Robert, lui, autorise cet usage en attribuant à dédier, par extension, le sens de « consacrer ».
➡️ Dédier ses efforts à l’intérêt public.

Enfin, ne pas confondre dédier avec dédicacer qui signifie « dédier un livre, une photographie… en y écrivant un envoi ».
➡️ L’auteur dédicacera son ouvrage.
➡️ À la radio, nombreux sont les auditeurs à vouloir dédier une chanson à leur conjoint.

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