S’AVÉRER

S’AVÉRER
s'avérer

Le verbe « avérer » a été emprunté au latin adverare, formé de ad‑ et de verus qui signifie « vrai ».
S’avérer = être reconnu vrai, être confirmé (usage vieilli)
➡️ La nouvelle s’avérera bientôt.
➡️ Sa patience s’est avérée.

On n’emploie plus guère que le participe passé pris adjectivement.
➡️ Un criminel avéré.

À partir de la fin du XIXe siècle, le sens moderne apparaît : se révéler, se montrer, être.

On peut rencontrer « s’avérer » :
avec un adjectif
➡️ Cette personne s’avère très agréable.
avec un nom
➡️ L’opération s’est avérée une réussite.
avec un infinitif
➡️ Il s’est avéré faire partie des services secrets.
avec une subordonnée conjonctive par « que »
➡️ Il s’avère que tu as raison.

Usage abusif (contradiction) : ❌ s’avérer faux/inexact
Pléonasmes à éviter dans la langue soignée : ❌ s’avérer vrai/exact/juste
Dans tous ces cas, on remplacera par se révéler.
se révéler faux/vrai

« Ces emplois fautifs marquent l’affaiblissement du sens du mot dans lequel le radical n’est plus perçu. » (Péchoin et Dauphin)

Le Dictionnaire des difficultés du français, tempère : « Nous nous refusons à condamner comme illogique “s’avérer faux”, c’est une affaire de style. Est-ce plus illogique que “s’avérer inefficace” ou “être vraiment faux” ? »

Enfin, le Girodet remarque qu’un emploi en tournure impersonnelle est possible « à la rigueur », car l’on peut y voir l’équivalent de « apparaître que ».
➡️ Il s’avéra que l’addition était fausse.

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