« Réouvrir » ou « rouvrir » ?

« Réouvrir » ou « rouvrir » ?
Stendhal a employé le terme « réouvrir »

Rouvrir date du Moyen Âge. Il a été formé par l’ajout de l’une des formes possibles du préfixe re‑ au verbe ouvrir. La variante réouvrir, plus récente, aurait connu une certaine popularité à partir du XIXe siècle, peut-être sous l’influence du nom réouverture.

Le Petit Robert et Le Littré ne reconnaissent que rouvrir pour « ouvrir de nouveau (ce qui a été fermé) ».
➡️ Rouvrir un théâtre.
➡️ Rouvrir une blessure. (au figuré)

Dans le Larousse, nous découvrons, à l’entrée rouvrir : « rouvrir ou réouvrir ». Mais l’on nous met en garde : dans l’expression soignée, et en particulier à l’écrit, on emploie rouvrir.

Pour l’Académie, même si l’on parle de réouverture, réouvrir est un pur barbarisme.

Seuls les lexicographes du Larousse considèrent aujourd’hui que réouvrir fait partie de l’usage. Et l’usage finit souvent par faire la règle.

Malgré cela, et même si Céline et Stendhal l’ont employé, réouvrir reste très critiqué et doit être réservé au langage familier.

Une hésitation similaire : ranimer ou réanimer ?

Ranimer a un sens plus large que réanimer, le premier étant apparu avant le second. Ranimer signifie « redonner de la vie, de l’animation, de la vigueur, de la force », au sens propre comme au figuré (ranimer les troupes, ranimer la flamme). Par conséquent, mieux vaut réserver réanimer à la réanimation médicale.

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