
Non, ce n’est pas une faute de frappe ! Si l’on est familier de ce terme au genre féminin (« espace de temps, durée déterminée, division du temps marquée par des évènements importants »), son pendant masculin reste très peu connu.
Au XVIIe siècle, dans le Dictionnaire universel de Furetière, le période se définissait comme « la durée de la course d’un astre qui revient au même point du Ciel », mais aussi comme « le plus haut point de l’élévation d’un astre ». Le sens de période au figuré était plus en usage, pour signifier « haut point d’élévation ».
➡️ Ce favori est parvenu au plus haut période de la fortune, des honneurs.
Aujourd’hui, le TLF qualifie ce terme de « vieilli ou littéraire », et le définit ainsi :
« Phase, degré (de quelque chose, de l’évolution de quelque chose); moment (de la vie de quelqu’un). »
➡️ Depuis ce période obscur de la première enfance. (Cournot)
Mais également, s’il est accompagné d’un adjectif, un superlatif ou un complément de nom exprimant l’intensité : « Degré maximum (de quelque chose). »
➡️ La peste était à son plus haut période d’intensité dans Jérusalem. (Lamart)
Le Larousse ne mentionne que le tour « au plus haut période », signifiant « au point le plus haut ».
➡️ Au plus haut période de son bonheur.
L’hésitation dans le genre du mot s’explique par le fait qu’il vient du latin periodus « parcours complet » (masculin), lui-même emprunté au grec periodos « chemin autour, révolution des astres » (féminin).
